Aux confins du Périgord Pourpre et du Périgord Noir, isolée au fond de son vallon, l’abbaye de Cadouin dresse fièrement ses murs depuis 900 ans.
Inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, elle conserve encore son église abbatiale, ses parties communes et son cloître de Cadouin, rebâti à la fin du XVe siècle. Il est un véritable chef-d’œuvre de l’art gothique flamboyant. Où que vous posiez votre regard, c’est l’émerveillement ! Partons à la découverte de ce lieu exceptionnel.
L’abbaye de Cadouin : de la gloire du Suaire aux tourmentes de l'histoire
Fondée en 1115, l’abbaye devient cistercienne dès 1119, s’inscrivant dans la filiation de Pontigny. Onzième monastère rattaché à l’ordre de Cîteaux, elle en suivra rigoureusement la règle pendant des siècles.
L’âge d’or de l’abbaye se situe aux XIIe et XIIIe siècles. À cette époque, la dévotion au Suaire de Cadouin, prétendument rapporté de Terre Sainte par le comte de Toulouse, attire une foule de pèlerins et de généreuses donations. Cependant, le XIVe siècle marque un tournant sombre : les guerres entraînent la décadence du site, déclaré en ruines en 1357. Privée du Suaire (transféré à Toulouse) et donc des dons des fidèles, l’abbaye voit son cloître originel détruit.
Il faudra attendre 1482 pour que le renouveau arrive, grâce à la protection du roi Louis XI. Sa donation annuelle permet la reconstruction du cloître de Cadouin dans un style radicalement moderne pour l’époque : le gothique flamboyant. C’est aujourd’hui l’unique exemple de cette période tardive en Périgord.
Après l’arrêt de l’activité monastique en 1790, le cloître et les bâtiments conventuels ont été rachetés par le département en 1839 pour être préservés.
Le cloître de Cadouin : un joyau architectural
À Cadouin, nous pouvons contempler la rencontre de deux architectures : le roman, sobre et puissant dans lʼéglise abbatiale, et le gothique, aérien et sculpté dans le cloître de Cadouin.
Reconstruit à la fin du XVe siècle, le cloître s’organise autour d’un jardin intérieur rectangulaire. C’est une véritable prouesse technique qui se compose de 4 galeries et 26 travées magnifiquement voûtées dʼogives. Ce qui frappe le visiteur, c’est l’évolution des styles au sein même des galeries :
La splendeur du Gothique Flamboyant : Les galeries Nord, Est et Sud en sont le plus bel exemple. La pierre y est travaillée comme de la dentelle, avec une profusion de détails et de courbes caractéristiques de cette époque.
La transition Renaissance : La galerie Ouest, construite un peu plus tard au début du XVIe siècle, marque un tournant stylistique. Elle introduit les premières influences de la Renaissance, offrant un contraste fascinant avec le reste de l’édifice.
Ce n’est pas pour rien que l’Abbaye de Cadouin est inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO et figure parmi les sites majeurs des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.
Le Trône de Fer ou presque… Nous pouvons contempler cet impressionnant « trône ». Il s’agit du fauteuil abbatial. C’est ici que l’abbé s’asseyait lors des lectures collectives. Admirez les détails… Sculptures, fresques représentent des épisodes de la Passion du Christ.
Ma visite du cloître de Cadouin
Quel coup de cœur ! La visite du cloître de Cadouin fut une incroyable découverte et sans aucun doute, l’une de mes plus belles visites de ces dernières années. Le lieu, chargé d’histoire, est magnifique.
Pour ma visite, j’ai été équipée d’un « visioguide ». Très pratique, il contient du contenu varié tels que de l’audio, des photos, des quiz ou encore des panoramas. Il est une réelle aide pour comprendre l’histoire du cloître et son architecture. La visite est découpée en plusieurs sections propres aux différentes parties du cloître de Cadouin.
À la fin de la visite du cloître, n’oubliez pas de visiter le musée du suaire, situé dans la salle capitulaire du cloître, qui évoque huit siècles de pèlerinage et de ferveur religieuse. Ainsi que l’église abbatiale romane où se dégage toute la spiritualité cistercienne du XIIe siècle.
💡 Mon conseil : Je vous conseille de visiter le château de Biron, situé non loin. Il existe un billet combiné pour la visite du cloître de Cadouin et de Biron.
[ Note : Cet article a été rédigé dans le cadre d’une collaboration avec Semitour Périgord. Comme toujours, je conserve une totale liberté éditoriale pour partager mon expérience et mon ressenti avec vous. ]
Préparer sa visite : informations pratiques
🗓 Saison 2026
Ouvert toute l’année, sauf en janvier, mais les horaires varient selon les saison (à consulter en ligne).
🎟 Tarifs
- Tarif plein (à partir de 13 ans) : 7,50€ ou 8,50€ avec visite guidée
- Tarif enfant (5 à 12 ans) : 5€
- Gratuit – de 5 ans
📍 Contact
- Téléphone : 05 53 63 36 28
- Mail : cadouin@semitour.com
- Site internet du cloître de Cadouin
« Vous allez aimer les vieilles pierres ! »
Comments (2)
Anaïs Lsays:
10 février 2020 at 10 h 59 minTes photos me rappellent des souvenirs !
Ce lieu est magnifique et un vrai coup de coeur pour moi aussi. Je n’ai pas visité le château de Biron, il faudra que j’y retourne cet été.
Merci pour cet article
Élodie Filleulsays:
11 février 2020 at 10 h 58 minBonjour Anaïs,
Merci pour ton retour.
C’est vrai que le cloître est un lieu magnifique. Une très belle découverte !
Je te conseille vivement la visite de Biron, situé non loin. Ce château est assez impressionnant.
À bientôt !